jeudi 13 septembre 2007
perfectionnisme
Je pense que chacun d'entre nous possède une part de la perfection on souhaite tout bien faire par exemple rendre son travail correctement sans la moindre faute qui pourrait vous pénaliser ou recevoir des amis de la famille à la maison sans avoir aucunes critiques sur votre table ou bien être impeccable lors d'une négociation, d'une présentation et encore tant de choses.... pour cela je vous ai concocté un article sur ce sujet à vous de lire et d'en déduire....
Suis-je une personne consciencieuse ou perfectionniste ?
La
personne consciencieuse s’impose des standards d’excellence humainement
possibles à atteindre. Elle sait doser ses efforts et établir ses priorités
sans toutefois négliger l’importance des détails. Elle demeure flexible et sait
ajuster ses propres exigences selon le contexte ou l’importance de l’activité.
Elle est autocritique, accepte ses propres erreurs et cherche à les corriger.
Elle éprouve du plaisir et de la satisfaction dans la réalisation de ses
projets et dans l’atteinte de ses objectifs personnels. Elle entrevoit l’avenir
de façon réaliste et cherche à prévenir les difficultés. Si celles-ci
surgissent, elle cherche et met en place des solutions.
La
personne perfectionniste s’impose des standards d’excellence extrêmement
difficiles à atteindre, voire impossibles. Elle ne sait doser ses efforts, se
sur investissant parfois dans des activités de moindre importance au détriment
de certaines plus prioritaires. Pour elle, les détails comptent autant que
l’ensemble et elle demeure inflexible dans le choix de ses priorités et de ses
façons de faire. La personne perfectionniste a de la difficulté à travailler en
équipe et à déléguer. Elle doute constamment d’elle-même et n’accepte pas ses
limites et ses imperfections. Sa valeur en tant que personne dépend de ses
succès et de sa réussite. Elle se juge sévèrement et accepte mal la critique.
La moindre erreur est vécue comme une cuisante défaite. La personne
perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de
l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et
redoute l’échec.
Comment devient-on perfectionniste ?
Enfin,
nous devons l’admettre, nous vivons maintenant dans une société qui aime
davantage l’excellence et la valorise. La couverture médiatique des Jeux
olympiques et du Festival de Cannes, ainsi que la télédiffusion de remises de
prix en tout genre le démontrent bien. Nous félicitons et admirons les gens qui
accomplissent des performances exceptionnelles. Cette recherche de l’excellence
est très présente dans les milieux scolaires où la réussite est encouragée et
récompensée. Cependant, s’il est important de souligner et de gratifier les
gens qui, avec beaucoup d’efforts et d’acharnement, ont réalisé de grandes
choses, il semble impératif de s’interroger sur les conséquences de cette quête
et de cette démonstration continuelle de l’excellence.
La
recherche effrénée de la perfection est lourde de conséquences pour les
étudiantes et les étudiants. Nous observons couramment une baisse de rendement
chez ces perfectionnistes, certains en arrivent même à abandonner leurs études.
Des troubles de santé font fréquemment leur apparition. Les perfectionnistes
présentent souvent des symptômes dépressifs : plus rien ne les satisfait, ils
ou elles se retirent et ne sont plus intéressés à rencontrer des gens. Leurs
objectifs n’étant jamais atteints parce que trop élevés, ils ou elles
n’arrivent pas à développer leur confiance en soi.
Ces étudiantes
et ces étudiants peuvent aussi développer des problèmes d’anxiété importants
qui entraînent des difficultés de concentration et de mémorisation. L’étude
devient alors plus pénible et moins efficace. Devant ce calvaire, plusieurs
auront tendance à remettre à plus tard leur étude et à repousser les échéances.
À l’opposé, d’autres s’acharneront sans merci sur leurs études sans toutefois
réussir à se concentrer adéquatement. Ils ou elles développeront parfois un
problème d’anxiété aux examens qui se caractérise par des troubles de
l’attention et des trous de mémoire. Ces étudiantes et ces étudiants n’arrivent
plus à mettre sur papier ce qu’ils ont pourtant bien appris et obtiennent des
résultats bien inférieurs à ceux qu’ils auraient pu obtenir. En résumé, lorsque
les perfectionnistes prennent conscience que leurs résultats ne leur
permettront pas d’accéder à leur rêve d’exceller de façon exceptionnelle, ils
réagissent par un sentiment de frustration, de colère, de dépression ou de
panique
Comment cesse-t-on d’être
perfectionniste ?
Les
attitudes et les comportements perfectionnistes ne se modifient pas toujours
aisément. Cependant, nous croyons que certaines réflexions et certaines actions
peuvent vous aider à le faire.
Prendre conscience de l’aspect néfaste du perfectionnisme
Si l’on désire surmonter son perfectionnisme, il faut, en tout premier
lieu, prendre conscience des effets néfastes du perfectionnisme. Nous vous
conseillons, pour ce faire, de dresser la liste des avantages et des
inconvénients qu’entraîne la recherche de la perfection. Vous pouvez, par
exemple, vous demander si vous obtenez nécessairement de meilleurs résultats
lorsque vous vous fixez des objectifs très élevés. Après cet exercice, vous
constaterez fort probablement que cette recherche rapporte bien peu pour ce
qu’elle vous en coûte.
Remettre
en question votre système de valeur
Les
perfectionnistes adoptent souvent un système de valeur basé sur
l’accomplissement et la réussite. Pour plusieurs, leur valeur en tant
qu’individu est directement reliée à l’importance de leurs réalisations. Les
étudiantes et les étudiants perfectionnistes croient que s’ils produisent des
travaux de qualité, cela signifie qu’ils ou elles sont de bonnes personnes. Il
est important de distinguer notre valeur personnelle de nos actes. Tout être
humain a de la valeur bien qu’il subisse parfois des échecs.
Les
perfectionnistes ont également tendance à tout généraliser. Ils ou elles
voient dans un événement négatif isolé l’illustration de ce qui leur arrive
tout le temps. Il leur suffit d’un test échoué pour conclure aussitôt qu’ils ou
elles ratent toujours leurs examens et n’arriveront jamais à compléter leurs
études.
Enfin, les personnes obsédées de la perfection ont tendance à
motiver leurs actions exclusivement en termes de responsabilité.
Des phrases telles que « il faut que j’étudie lors de tous mes temps libres »,
« je dois être premier de classe » et « je ne dois pas obtenir une moyenne
cumulative inférieure à 4,0 » deviennent leur leitmotiv.
Ces différentes déformations de la pensée sont très nuisibles et
il est important de les combattre si l’on veut surmonter son perfectionnisme. Nous
recommandons, pour ce faire, de noter sur papier ses pensées, d’identifier
celles qui sont erronées et de les remplacer par des pensées plus nuancées,
plus objectives et plus valorisantes. Par exemple, vous pouvez remplacer l’idée
que vous devez obtenir 90 % à votre prochain examen par l’idée que vous allez
essayer de donner tout ce qui est en votre pouvoir afin de faire ressortir le
maximum de connaissances acquises. Pour plus d’information à ce sujet, nous
vous invitons à lire le texte Stress,
anxiété et perceptions.
Comme nous l’avons mentionné antérieurement, les
perfectionnistes poursuivent des objectifs irréalistes et refusent d’y déroger.
Cette poursuite est génératrice d’anxiété et les amène à reporter à plus tard
leurs tâches scolaires. Nous recommandons fortement à ces personnes de réviser
et de modifier leurs objectifs afin de les rendre accessibles. Plutôt que
d’exiger de vous-même de rédiger en un seul jet la version définitive de votre
travail, vous pourriez, par exemple, vous fixer comme but de faire un brouillon
que vous réviseriez par la suite. La personne qui poursuit des objectifs
atteignables et qui ajuste ses propres exigences en fonction des circonstances
cumulera des gains, gagnera davantage confiance en elle et verra, par le fait
même, sa motivation augmenter. Plus vous vous fixerez des objectifs modérés,
plus votre rendement et votre satisfaction augmenteront.
Valoriser le sens de l’effort
Les perfectionnistes entretiennent à tort la croyance que tout
est plus facile pour les autres. Pour eux, devoir fournir des efforts devient
une preuve de leur inefficacité. Il est temps de revaloriser le sens de
l’effort, car ce sont les efforts soutenus et non la possession d’une
intelligence exceptionnelle qui sont la clé de la réussite scolaire. Derrière
tout accomplissement résident de nombreuses heures de travail et de la
persévérance.
Lorsque vous ressentez de l'insatisfaction, de la frustration,
de l'abattement, de l'anxiété ou de l'épuisement, interrogez-vous, tentez
d’identifier ce qui vous met dans cet état. Vérifiez, à titre d’exemple, si
vous n’êtes pas en train de vous demander l’impossible ou si vous ne désirez
pas obtenir une note parfaite. Demeurez alerte aux différents signaux du
perfectionnisme.
Porter attention au plaisir ressenti
Nous recommandons également aux perfectionnistes d’imaginer et de réaliser des
activités en fonction du potentiel de plaisir et de satisfaction qu’elles
représentent et non en fonction de leur résultat. Obtenir une excellente note
n’est ni nécessaire, ni suffisant pour qu’une personne puisse se sentir
satisfaite et sûre d’elle. Nous vous conseillons donc d’évaluer votre succès
non seulement en termes de ce qui a été accompli mais aussi en termes de
plaisir ressenti dans la poursuite de ce but.
Apprendre
de vos erreurs
Les perfectionnistes oublient que l’échec est normal et que
faire des erreurs est un mal nécessaire. Bien des apprentissages ne peuvent se
faire que si des fautes sont commises. Il devient donc impératif de vous donner
le droit à l’erreur et d’accepter vos imperfections. Nous vous suggérons à ce
titre l’exercice suivant : retracez une erreur récente et dressez la liste de
ce que vous avez appris de cette expérience.
Nous
ne prétendons pas que ce texte soit parfait mais nous espérons qu’il aura
suscité certaines réflexions et encouragé certaines actions.
Covez,
S. (1995), Priorité aux priorités, New-York, First Éditions.
Ramirez Basco, M. (2000), Y a-t-il des perfectionnistes
heureux ?, Montréal, Le jour.
Young, J. E., et J. S. Klosko (1995), Je réinvente ma vie,
Montréal, Éditions de l’Homme.